01/01/2015

Musiciens : St Sauveur lieu de concerts est en quête de musiciens

L'association des amis de l'abbaye de Saint-Sauveur a pour mission de faire vivre le choeur gothique de l'ancienne abbaye de Saint-sauveur en Vosges en particulier par l'organisation de concerts.

Des ensembles vocaux ou instrumentaux se sont succédé et d'autres sont invités à le faire.

Nous sommes donc en permanence à la recherche de nouveautés, de groupes ou de musiciens que nous ne connaissons pas. Si vous êtes dans ce cas ou si vous en connaissez qui n'aient pas de longs trajets à faire (nous ne pouvons héberger qu'exceptionnellement), n'hésitez pas à nous le faire savoir. En nous contactant au :

06 71 47 02 92 ou sur : ericlelorrain@hotmail.com

La jauge de l'église est de cent personnes maxi. L'absence de nef limite les possibilités d'ampleur lyrique ou instrumentale, mais favorise les ensembles de taille modeste. La sonorité est bonne malgré tout.

Le site est beau et pourrait par son ambiance particulière et la régularité de son public se prêter à une succession de concerts chaque année : un festival amateur serait l'idéal !

Jusqu'à maintenant, la bonne période est de préférence en juin, un samedi soir. Mais on peut imaginer toutes sortes d'autres solutions...

Contactez-nous !

21:19 Écrit par Eric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le Préfet de Région présent à Saint-Sauveur

 

Une réunion de travail du commissariat de massif du massif des Vosges a eu lieu à Saint-Sauveur, sans publicité, le vendredi 30 novembre 2014.

Le village, qui compte à peine une cinquantaine d'habitants, a donc accueilli environ 45 voitures des 3 régions qui se partagent le massif des Vosges et les représentants des départements les constituant ainsi que des présidents de communauté de communes, des maires, des professionnels du tourisme.

La réunion s'est tenue dans la salle des fêtes avant un déjeuner en plein air sous l'auvent.

On pouvait y croiser, outre des conseillers régionaux ou généraux d'Alsace, de Lorraine et de Franche-Comté (et leurs départements), des représentants de la vallée de la Bruche, du Ban de la Roche, de la Sarre, et des maires nombreux dont ceux de Gérardmer, Dabo, La Petite-Pierre, Giromagny, Luxeuil, Saint-Dié-des-Vosges...entre autres.

Ainsi Saint-Sauveur fit-il figure de petite capitale au milieu de tout ces élus des Vosges. L'évènement, malgré sa discrétion, fait partie des grandes heures du village !

L'ordre du jour ne consistait pourtant pas dans le choix de la capitale de la future grande région Est mais dans l'avancement de dossiers de développement locaux. Dommage ! Un projet de région limité à l'Alsace Lorraine aurait donné toutes ses chances aux forêts des Vosges pour constituer le poumon vert central des grands pôles urbains qui l'encadrent : Nancy-Metz à l'ouest et Strasbourg à l'Est !

Tandis que l'extension à la Champagne lointaine nous décentre complètement et nous maintient en périphérie.

La nouvelle grande Région n'aura même pas l'avantage de porter le nom qu'il méritait par sa vastitude : celui d'Austrasie, dont les capitales de 571 à 751 furent Reims et Metz !  le XXIe siècle sera-t-il mérovingien ?

Une proposition encore pour nommer les autoroutes de l'Est : "l'Austrasienne" de Reims à Strasbourg ; "la Lotharingienne" de Luxembourg à Dijon. Pourquoi pas ?

 

 

19:02 Écrit par Eric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Nous contacter

L'association des Amis de l'abbaye de SAINT-SAUVEUR a son siège en mairie de SAINT-SAUVEUR et peut-être contactée par courrier à : mairie, 54480 SAINT-SAUVEUR.

Par téléphone : sur le portable du président de l'association : 06 71 47 02 92 (E.GIRARD) ou par son adresse mail : ericlelorrain@hotmail.com

Actuellement, la trésorière est Jeanine MARCHAL (PETITMONT) et la secrétaire Isabelle ACREMENT (Cirey/Vezouze).

18:27 Écrit par Eric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/06/2014

PROCHAIN CONCERT A SAINT-SAUVEUR

 

Le concert dans le choeur de l'ancienne abbaye de Saint-sauveur aura lieu samedi 5 juillet 2014, à 20h30.

Il s'agira de l'ensemble de cuivres dirigé par Aline PERRIN et Christian HARTZ (cinq instrumentistes).

Comme d'habitude l'église devrait être éclairée entièrement à la bougie à partir de l'entracte.

Une participation libre sera demandée au public (corbeille) sans prix d'entrée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

15:47 Écrit par Eric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

FÉDÉRER LES SITES MÉDIÉVAUX DU PIEMONT VOSGIEN

Le développement du tourisme vert et familial n'en est encore qu'à ses balbutiements dans les anciens cantons de Baccarat, Blâmont, Cirey et Badonviller et les liens avec Vosges et Moselle ne sont pas structurés.

Chacun s'occupe, au mieux,  de son propre site et de ses petites affaires, de façon cloisonnée et hermétique. Tant bien que mal. Sans former de réseau ni renvoyer ses visiteurs l'un vers l'autre. Un enclavement imaginaire contribue à l'absence de dynamique de découverte.

Et l'Histoire grand public comme moyen de mise en valeur actuelle reste très négligée.

Ainsi, ruines de châteaux et d'abbayes sont totalement méconnues et sans liens les uns avec les autres.

Quels sites, quels vestiges ?

Châteaux de Blâmont (54), de Salm(67), de Turquestein et de Châtillon, Tour des Voués de Baccarat(54), collégiale de Deneuvre, abbayes de Haute-Seille, Saint-Sauveur (54), Salival (57)... Trois abbayes et Saint-Dié (Croix monastique des Vosges).

Tous en lien avec la famille comtale de Salm. Sans parler de Hesse et Saint-Quirin. 

Les liens avec l'ancienne Salm (Vielsalm), en Ardenne belge, pourraient nouer des liens actuels avec la Wallonie et encourager des circuits touristiques pour une clientèle belge habituée à notre climat ! Puisque c'est aussi le leur.

Toute une iconographie (cartes, photographies, enluminures, romans médiévaux : Tournois de Chauvency, Roman de Dolopathos) peut être constituée pour "parler" à  l'imagination des gens et créer le charme légendaire qui fait défaut à notre petit pays aujourd'hui. Les politiques actuelles ne proposent que du sport dans la Nature. D'autres axes peuvent être essayés et  développés, appelant d'autres sortes de publics.

 

Si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à nous contacter. Si vous vous occupez de l'un des sites évoqués plus haut, hésitez encore moins !

En attendant, nous tenons ouvert  le site du château de Blâmont tous les premier dimanche après-midis du mois, en juin, juillet, août et septembre, de 14 à 17h.  

De même, des visites sont possibles du choeur de l'ancienne abbaye de Saint-Sauveur et de la scierie hydraulique de Machet (à Saint-sauveur). 

Contactez l'Association Clé de voûte du blâmontois ou E.GIRARD au 06 71 47 02 92 ou ericlelorrain@hotmail.com 

 

 

 

15:27 Écrit par Eric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

COMMENT SE PROCURER NOS PUBLICATIONS...

  Vous pouvez vous procurer les publications de l'association des Amis de l'abbaye de Saint-Sauveur au siège de l'association : en mairie, 54480 SAINT-SAUVEUR.

Ou téléphoner au président : 06 71 47 02 92 ou par mail à ericlelorrain@hotmail.com

Il reste  :

- DVD du Millénaire de 2010 (montage de michel HOLDER). 2010.

- Numéro spécial Millénaire des Annales de l'Est (CRUHL). 2010.

- Aquarelles de Liliane WAGNER : "Saint-Sauveur, l'abbaye retrouvée..."(editions de l'ermitage) 2013.

 

A venir (nous l'espérons) :

- Guide historique illustré de visite du choeur de l'ancienne abbatiale

12:24 Écrit par Eric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Aquarelles : SAINT-SAUVEUR, l'abbaye retrouvée...

L'association des Amis de l'abbaye de Saint-Sauveur a publié début août 2013, éditions de l'ermitage (il s'agit bien sûr de l'ermitage Saint-Jean), un recueil relié d'une cinquantaine de pages des aquarelles de Liliane WAGNER retraçant l'histoire de l'ancienne abbaye de Saint-Sauveur et ses rapports avec les autres lieux. Texte et aquarelles sont de l'auteur. Liliane WAGNER avait proposé ce travail de composition juste avant le millénaire lors d'une visite sur le site avec un groupe de marcheurs. Les visiteurs du millénaire ont donc pu admirer ces aquarelles sous verre lors de l'exposition historique, dans la salle des fêtes et beaucoup en souhaitaient la publication.

C'est maintenant chose faite et l'on peut se les procurer, comme le reste des publications, au siège de l'association, c'est à dire en mairie de Saint-Sauveur (54480) ou en contactant Eric GIRARD au 06 71 47 02 92. Elles sont en vente au prix de 23 euros. 

Ce beau travail est dédié à Edith MADEO-BOUQUET disparue l'année dernière.

Merci à Jean-Marie CUNY et à sa Revue lorraine d'en avoir fait connaitre l'existence.

12:06 Écrit par Eric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/10/2012

L'aventure continue

Deux années ont passé depuis le succès du Millénaire et l'association des amis de l'abbaye de Saint-Sauveur poursuit son chemin en continuant d'étudier l'Histoire de l'abbaye, en donnant des conférences, en publiant des articles, en tenant ouverte et en assurant les visites guidées de l'ancienne abbatiale durant les journées du Patrimoine, en faisant partie des Greeters mis en place par Meurthe-et-Moselle Tourisme, en siègeant au comité consultatif des associations d'Histoire auprès du Conseil Régional, en organisant des concerts de musique dans l'ancienne abbatiale et en se donnant le temps d'envisager un projet sur l'abbaye cistercienne de Haute-Seille toute proche. 

En 2010, outre le numéro spécial Millénaire de St Sauveur des Annales de l'Est, avaient été publiés des articles dans "La nouvelle revue lorraine" (n° 2) de JM CUNY, la revue "Les Vosges" (Club vosgien), le supplément Grand Est de L'Est magazine, sans oublier l'article de monsieur Paul LOISON sur les bornes de l'abbaye (revue L'essor, de Schirmeck).

Depuis, Dominique PRIEUR a sorti son gros livre illustré sur les roches des Vosges, dont le 2e volume contient de nombreuses photos de l'abbaye et de son millénaire.

L'office du Tourisme de Senones a également sorti une élégante plaquette sur la croix monastique des Vosges et Saint-Sauveur .

Merci au prieuré de Bleurville d'avoir fait une place sur son site à nos travaux.

L'association a organisé en 2011 une exposition itinérante des meilleures photos du millénaire, qui a tourné dans la plupart des villages de la Haute-Vezouze.

Nous avons découvert une nouvelle gravure de la Croix monastique des Vosges (Dom Belhomme, 1724) encore inconnue lors du colloque du CRULH (2010). Preuve qu'on continue de trouver du nouveau et que ce chantier n'est ni figé ni fini.

En novembre 2011, nous avons répondu à l'invitation flatteuse de la section de Sarrebourg de la SHAL (Société d'Histoire et d'archéologie de Lorraine) à l'amphithéâtre du centre culturel Erckman-Chatrian de cette belle petite ville. Un article en sera certainement publié dans leur bulletin début 2013, suivi de celui de Gérard MARCHAL sur l'étude du patrimoine forestier de l'abbaye.

JB Blanchard, intervenant au colloque de 2010, a sorti en septembre 2012 un beau livre illustré sur l'héraldique en Lorraine, qui reprend le gisant de Saint-Sauveur (très belle photo) et l'analyse.

Notez que l'adhésion à l'association des amis de l'abbaye peut se faire en contactant Edith MADEO (Trésorière) à Cirey/Vezouze, 21 rue d'Harbouey ou Eric GIRARD (président) à St Sauveur, 2 rue de l'école. Le siège de l'association est à Saint-Sauveur (54480) en mairie. 

D'autre part, on peut se procurer le numéro spécial Millénaire de Saint-Sauveur des Annales de l'Est (2010) en vente (23€) en mairie, auprès de la Communauté de communes de la Haute-Vezouze (place Chevandier de Valdrôme à Cirey/vezouze) et en s'adressant au président de l'association (06 71 47 02 92).

Nous souhaitons avoir des contacts avec les érudits locaux et les associations voisines qui ont des liens historiques ou intellectuels avec nôtre site: Clef de voûte Blâmont, Tour des Voués de Baccarat, ancien prieuré de Hesse, château de Salm (67) ,Trois abbayes (88), Vielsalm(Belgique), Chauvency, Ban de la Roche (rustauds de 1525 signalés aux archives de Colmar), etc...

Nous travaillons également à la prochaine publication des belles aquarelles de Liliane WAGNER sur l'histoire de l'abbaye de Saint-Sauveur (attendue début 2013...).

N'hésitez pas à nous contacter !

 

 

21:59 Écrit par Eric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/12/2010

Les fêtes sont finies. Bilan du millénaire.

 

Grand succès du millénaire!

Les fêtes préparées depuis un an, si ce n'est plus, se sont déroulées exactement comme prévu.

Le 25 mars 2010, la fête religieuse de l 'Annonciation, fête mariale, a été célébrée dans l'église de Saint-Sauveur en y bénissant la nouvelle porte (en chêne), symbole de l'ouverture du Millénaire et en y installant le Saint Sacrement pour toute l'année (chose exceptionnelle dans un petit village  qui est habitué à ne célébrer que deux ou trois messes par an).

Rappelons que le clocher avait auparavant été restauré en couleur avec un nouveau crépi et que d'anciennes peintures étaient appararues sur les voûtes qui dépassent à l'exterieur de la nef.  

Puis, début mai, les enfants des écoles primaires du canton de Cirey, rejoints par ceux de Walscheid (Moselle), soit environ deux cents enfants, ont préparé le millénaire en visitant le château de Blâmont avec l'association Clef de voûte du Blamontois, qui avait adapté la visite du château au thème du millénaire de Saint-Sauveur grâce à un livret personnel donné à chaque enfant pour qu'il le complête d'après la visite.  L'accent était mis sur le personnage marquant du sire Henri Ier de Blâmont, qui fut un grand personnage du château et qui se fit inhumer dans l'abbaye de Saint-Sauveur, 17 km plus loin, en 1331. C'était l'occasion de donner une vie et un visage à ce lieu grâce à ce personnage dont nous avons la statue du splendide gisant conservé au Musée Lorrain de Nancy et des enluminures le représentant au célèbre Tournoi de Chauvency (1285) conservé à Oxfford. De quoi être romanesque et imagé ! Et relier entre eux des lieux toujours présentés isolés.

A la suite de quoi, les enfants ont réalisé 200 dessins sur le thème du Millénaire de Saint-Sauveur, affichés durant le Millénaire lors de l'inauguration(29 mai) puis de la fête médiévale (22 août).

(...)

21:12 Écrit par Eric | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/05/2010

INAUGURATION !

 

Samedi 29 mai 2010 à 11h, l'ouverture du millénaire de Saint-Sauveur et l'inauguration de l'exposition historique auront lieu en présence de nombreux invités de marque et amis et de toute la population interessée. 

L'exposition sera ouverte  les week-ends de 14 à 18h et sur rendez-vous jusque fin septembre .

Elle présente sous un nouvel éclairage halogène et dans des vitrines prètées par le Musée Lorrain de Nancy des documents d'époques issus des archives départementales et de la Bibliothèque de Nancy, scannés ou originaux (enluminures colorées de la fin du XVe s, recettes médicinales, parchemin du XIIe s, texte de la donation d'Agnès de Langenstein en 1138, lettre patente du duc Charles III transférant l'abbaye à Domevre en 1570, lettre autographe de Saint-Pierre Fourier, photos du gisant de Saint-Sauveur du XIVe s, gravure des Pompes funèbres de Charles III, cartes du 18e s, photos de l'église de la fin du 19e s, aquarelles de Lilane Wagner...   ) , des livres et chroniques d'époque, un chapiteau de colonnes géminées du cloître sculpté de feuilles, des grandes reproductions des enluminures du Tournoi de Chauvency (1285) auquel participa Henri Ier de Blâmont, voué de l'abbaye enterré dans l'abbaye en 1331 et dont le Musée Lorrain conserve le superbe gisant.

L'exposition, faite par des amateurs passionnés, devra être prolongée par le colloque sur l'histoire de cette abbaye les 25 et 26 septembre 2010 à Cirey (1er jour) et Blâmont (2e jour) organisé par Catherine GUYON et Cédric ANDRIOT de l'Université de NANCY II et le Centre de Recherche Universitaire en Histoire de Lorraine, avec l'université de METZ et de nombreux intervenants exterieurs.  

Les archéologues, historiens, conservateurs de l'Inventaire régional du patrimoine se sont succédé à Saint-Sauveur depuis un an. Nous verrons les avancées de leurs travaux.

Après l'inauguration, devant l'arbre de mai planté sur la place du village rénovée, les festivités commenceront à 17h30 par un concert trompette et orgue en l'église de Val-et-Châtillon, origine de l'abbaye, qui fête également les 150 ans de son orgue. Il sera joué par Christophe Durant, organiste titulaire de l'orgue historique Sielberman de Saint-Quirin (nos voisins et partenaires!). Johan Poirot, venu des Vosges sera le trompettiste. Une superbe affiche avec l'orgue en couleurs sombres chargé de l'ange du millénaire flamboyant (notre logo) jouant de sa trompette apocalyptique illustre ce concert d'ouverture.

Ensuite, ouverture de l'exposition des 200 dessins d'enfants du canton et de Walscheid en moselle (autres voisins et partenaires !) et de leur maquette du château de Blâmont, associé, dans notre projet pédagogique, au millénaire de Saint-Sauveur.

Puis ce sera le pique-nique tiré du sac, près de la cascade du Val.

Enfin, la montée aux flambeaux vers 20h, partira de Val-et-Châtillon (ancien monastère de Bonmoutier) vers Saint-Sauveur perché à 430 m d'altitude,  4 km plus haut. Les cloches des deux églises sonneront au départ et à l'arrivée, qui se fera au son de la cornemuse.

On redescendra ensuite en musique sur laplace du village pour un bal folk qui finira la soirée.

Le lendemain, précédée par la marche des bornes de l'abbaye qui partira du pied du Donon (1009 m) pour revenir à pied à Saint-Sauveur, aura lieu à 16 h la messe du millénaire célébrée par monseigneur Papin, évêque de Nancy et de Toul.

La plaque des abbés de Saint-Sauveur depuis 1010 sera alors inaugurée.

Concert de Musaïk'harmonie, orchestre du Pays Lunévillois à 17h30 .

Ainsi s'achèvera le premier wek-end du millénaire.

Prochains : 21-22 aout, fête médiévale et 25-26 septembre colloque et concert final.

08:27 Écrit par Eric dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

01/01/2010

ANNO DOMINI 2010, enfin !

L'an du millénaire de la fondation de Saint-Sauveur est enfin arrivé ! Le temps de la réalisation et des prises de risque aussi.

Merci à toutes celles et à tous ceux qui se sont déjà investis dans cet ambitieux projet et aussi à tous ceux qui s'apprètent à le faire.

Le compte à rebours a donc commencé et le temps sera court pour être vraiment prêts.

Il faut rappeler que ce millénaire n'est pas celui des murs actuels de l'église (qui malgré leur ancienneté ne remontent pas avant le 13e siècle, au mieux, et le 15e-16e pour le reste) mais celui de la fondation du monastère.

Nous espèrons que ces célébrations contribueront à mobiliser les habitants autour de l'amour de leur petit pays et à modifier l'image du secteur qui, jusque là, n'a guère été mise en valeur que sur le plan de la seule Nature (importante Ô combien) ou du tourisme "technique" (tissage, scierie, faience, glace, forges, vélo...).

Nous nous félicitons de la prochaine inauguration d'un musée de la 1ere guerre mondiale près du site de La Chapelotte. Cet aspect n'est pas secondaire.

En revanche, le patrimoine vraiment ancien, médiéval et Renaissance, qui représente l'arrière fonds culturel le plus riche n'est encore qu'une friche.

Il faudra à l'avenir que châteaux forts (Blâmont, Salm, Turquestein, Châtillon...) et abbayes (malgré la petitesse des vestiges) fassent partie de la "carte postale". Exactement comme pour Dabo ou St Quirin, Culture et Nature doivent se marier indissociablement. Saluons à distance, dans cet ordre d'idée, le dégagement en 2010 de la façade de l'abbaye de Moyenmoutier et les efforts considérables des municipalités pour la mettre en valeur.

Le développement d'un tourisme familial, vert, devra passer aussi par la création de  gîtes et de  chambres d'hôtes, insuffisamment nombreux sur notre secteur (comme les restaurants et hôtels). C'est tout une Culture qu'il faut développer, celle de l'accueil et de l'enrichissement.

Mais si le futur est notre point de mire, il ne faut pas négliger cette réflexion sur l'instant présent : nous vivons ce moment unique du temps du Millénaire, que beaucoup avaient imaginé en esprit avant nous sans toujours en laisser de traces et sans pouvoir avoir la chance de le vivre. Nous rappellerons leur mémoire quand le souvenir ou les archives en ont gardé la trace. Afin que le Temps ait passé pour rien sur eux, ne les oublions pas, et qu'il en soit de même pour nous après eux. C'est çà la Culture et la vraie vie... Osons nous offrir ce luxe nécessaire et ce beau combat !

Bonne et heureuse année !

 

 

 

 

21:51 Écrit par Eric dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

12/11/2009

Embellissements à Saint-Sauveur et nouveaux adhérents de l'association

 

L'inauguration de la nouvelle place de Saint-Sauveur a eu lieu le matin du 24 octobre 2009 sous un soleil exceptionnel en présence des habitants et de nombreux élus.

Le Président du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle, Michel DINET, la vice-présidente du Conseil Régional de Lorraine Laurence DEMONET, le Député Maire de Lunéville Jacques LAMBLIN, le sénateur Philippe NACHBAR, la Conseillère Générale Josiane TALLOTTE, le Maire de Baccarat Mme RENAUX, le Maire de Cirey René ACREMENT, le Maire de Deneuvre Mr BOQUEL, le président du Pays Lunévillois Mr VILLEMIN, le directeur de l'Office de Tourisme du Lunévillois, le président du CAUE de Meurthe-et-Moselle, le jeune architecte Mr BREDA et l'entrepreneur P-O NITTING, ainsi que de nombreux maires (Pexonne, Angomont, Tanconville, Bertrambois, Val-et-Châtillon, Gélacourt, Parux, Petitmont ...) entre autres y étaient présents.

 

Les embellissements ont été appréciés par tous les invités et les financeurs, qui ont déclaré unanimement le succès et le beau résultat du projet. Cette beauté est sobre et rappelle l'histoire du village par la crosse (abbatiale) des lanternes  en cuivre.

église avec lanterne

 

 

Madame DEMONET  a constaté, par l'ensoleillement, le passage de cyclistes  et le fait que les géraniums à Saint-Sauveur n'avaient pas gelé, une sorte de "microclimat"propice au tourisme tel que le projet le prévoyait. " On se sent bien à St Sauveur, on a envie d'y rester." 

Les matériaux utilisés sont locaux : grès rose et bois.

Les espaces du centre du village ont été réorganisés et sécurisés. Un auvent central a été construit en bois devant la salle des fêtes qui sera elle aussi couverte de bois.

Les réseaux aériens ont été enterrés (chose rare en Meurthe-et-Moselle).

La cérémonie d'inauguration s'est terminée par l'annonce du Millénaire du village en 2010 et une banderole : "1010-2010 Saint-Sauveur, le millénaire !" a été découverte. Les élus présents ont promis, quant à eux, d'être " à nos côtés" pour cet évènement.

L'église au même moment était sous échafaudage puisqu' on refaisait le crépi du clocher pour l'année prochaine et la nouvelle porte de l'église (en chêne de Pexonne) était posée avec ses ferroneries à l'ancienne.

A noter que ces travaux ont permis de dégager sous l'ancien crépi des éléments sculptés pris dans le crépi et de découvrir sur les voûtes, à l'exterieur, des motifs décoratifs peints, sortes de spirales brunes sur enduit blanc ou rose posé à même le grès.

Le nouveau crépi a maintenu visibles ces nouveaux éléments récemment apparus.(photo à venir).

Quant à l'association des Amis de l'abbaye de Saint-Sauveur, elle prospère et compte desormais une centaine d'adhérents, qui confirme la sympathie rencontrée par le projet.  

Prochaine réunion le vendredi 4 décembre 2009 à 20h à la salle des fêtes, à coté de la Mairie...

00:05 Écrit par Eric dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

11/11/2009

Calendrier du Millénaire de 2010 (Projet)

Les festivités du Millénaire en 2010 seront concentrées essentiellement sur 3 week-ends répartis sur l'année. Cela laissera l'occasion à plus de monde de participer selon ses disponibilités et devrait permettre de minimiser les risques climatiques.

Il s'agira des dates suivantes :

1) Samedi 29 et dimanche 30 mai 2010: week-end d'Ouverture.

Inauguration officielle avec les élus le 29/5/10 vers 11h: auvent de la salle des fêtes.

Exposition pendant 6 mois sur l'histoire de l'abbaye, dans la salle des fêtes de Saint-Sauveur (dates et modalités d'ouverture et de visite à organiser). Vitrines avec livres anciens, reproductions d'enluminures, d'archives et de cartes anciennes, photos et gravures, copie de statue et chapiteau sculpté de l'abbaye...

Concert inaugural à Val-et-Châtillon en fin d'après-midi (à préciser) car Saint-Sauveur a été précédé par Bonmoutier (Val) au 7e siècle.

Exposition des dessins d'enfants des écoles primaires (projet pédagogique avec le château de blâmont, à confirmer) devant la salle des fêtes du Val, puis pique-nique près de la cascade avant la

Montée aux flambeaux à Saint-Sauveur pour commémorer le transfert de l'abbaye d'un village à l'autre en 1010. Durée 1h30 à partir de 20h ?

Les cloches des 2 églises sonneront au départ et à l'arrivée.

Arrivée dans l'église de Saint-Sauveur aux flambeaux et en musique (cornemuse et airs anciens)

puis redescente en musique sur la place du village pour un petit bal "folk" .

Dimanche 30 mai 2010: fête de la Trinité et fête des Mères ( l'abbaye était à la fois sous le signe du Sauveur et de la Vierge car elle se dénommait "Notre - Dame de Saint Sauveur en vosges " ).

A partir de 8 h (pour les courageux) : Marche des bornes depuis Roule-bacon (à gagner en voiture) en revenant, par les bornes du 18e s de l'abbaye, par la chapelle de Thon et la croix baguée. Trajet partiellement commun avec les "cavaliers de Lunévillois" et les "chevaliers de la Vigne" (compagnies équestres).

Retour à Saint-Sauveur pour 16h.

16h15 : messe de célébration du millénaire présidée par l'évêque de Toul(Nancy).

prolongation de l'église par des chapiteaux de toile et sonorisation exterieure.

vers 17h15, inauguration de la plaque commémorative du millénaire sous le porche du clocher et signature du Livre d'Or.

 2)Samedi 21 et dimanche 22 août 2010 : Fête historique.

Samedi soir 21/8/10 : banquet sur réservation (250 places) sous chapiteau.

                                Feu d'artifice : 1000 ans ! (mais ce ne sera pas New_York !)

Dimanche 22/8/10 : fête médiévale ( ni Blâmont ni Puy-du-Fou!)

Fermeture des accès au village dès 10h. Organisation de navettes (minibus) à partir de Val-et-Châtillon.

Vers 11h, Début :spectacle de la réception du pape Léon IX à St Sauveur par les moines et leur abbé(évènement réel survenu en 1048 ou 51).

Nouvelle exposition des dessins d'enfants du Primaire (thème : le Moyen-Age) sous l'auvent de la salle des fêtes.

Déjeuner simple sur le pré : repas froid, crudités, grillades, tartes. Buvette. Bière d'abbaye à étiquette de l'évènement.

14-18h : animations médiévales, diverses compagnies dont cavaliers, musiciens, campement, calligraphie ?, vitrailliste et tailleur de pierres, combats à pied et à cheval (joûte).

Exposition historique avec visites guidées(salle des fêtes) et visites commentées de l'ancienne église abbatiale. 

Vente de T-shirts du millénaire, CDmusique médiévale?, souscription du numéro spécial des Annales de l'Est consacré au Millénaire de St Sauveur (publication attendue en septembre 2010).

vers 17h, défilé final : le Tournoide Chauvency (1285): les participants (piétons et chevaliers) descendront la rue de l'église en tenue historique et musique d'époque.

 

3) Samedi 25 et dimanche 26 septembre 2010 : Colloque universitaire sur l'histoire de l'abbaye du 7e siècle (Bonmoutier), à Saint-Sauveur(1010-1570) et à Domêvre/Vezouze (1570-1789). Avec l'Université de Nancy II.

Salle des fêtes de Cirey le samedi. Salle des fêtes de Blâmont le dimanche.

Vente du numéro spécial des Annales de l'Est (actes du colloque).

16h : concert de clôture en l'église de Cirey/Vezouze : 7 chorales représentant 3 départements (54, 88 et 57) représentant  200 à 250 choristes amateurs (Senones, Raon-l'Etape, Baccarat, Blâmont, Badonviller, Abreschviller-St Quirin, Walscheid) accompagnées par l'Orchestre philarmonique des Vosges du Nord (Phalsbourg) soit 40 musiciens. Direction : Francis SCHAEFFER (Senones).

D'autres évènements, en particulier musicaux, sont attendus en partenariat avec le Festival des Trois abbayes (Senones, Moyenmoutier et Etival) dont le contenu exact et les dates restent à fixer.

A noter que l'année 2010 devrait être l'année des abbayes en Lorraine et qu'elle verra le dégagement de la façade de l'abaye de Moyenmoutier enfin libérée de sa gangue de bâtiments industriels en friche. Hourra !

17:10 Écrit par Eric dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

15/03/2009

Chronologie de l'ancienne abbaye

L'Histoire de cette abbaye détruite et restaurée plusieurs fois, déplacée deux fois, est mal connue. Les trois étapes principales sont : 

1) 7e siècle (663 ? 670 ?) : fondation du 1er monastère de Bonmoûtier sur le site actuel de Val-et-Châtillon ( à 3 km en contrebas du futur Saint-Sauveur). 

croix mystique compactéeCe monastère, au Nord, formait sur la carte la "Sainte Croix des
Vosges
" avec les monastères contemporains de Senones-Moyenmoutier-Etival ("Trois Abbayes" ) et Saint-Dié au Sud.

 

 

 

 

C'était un couvent de femmes fondé par Leudin Bodon qui lui donna son nom (Bonmoutier = Bodonis monasterium), tout comme à Badonviller et au faubourg de Nancy nommé Boudonville, ancêtre du village de St Dizier rasé lors de la construction de l'enceinte fortifiée de Nancy sous le Duc Charles III (fin 16e siècle), dont il ne resta que le faubourg des Trois Maisons et dont on relogea les habitants dans la rue qui garda le nom du village détruit : la rue St Dizier.

Bodon,  17e évêque de Toul,  installa le couvent dans une ancienne métairie, qui resta une ferme après le déplacement du monastère à Saint-Sauveur. Il nomma sa fille Thietberge comme première abbesse. Le couvent devait suivre la règle irlandaise de St Colomban (fondateur de Luxeuil).

Bonmoûtier devint monastère d'hommes et passa à la règle bénédictine au 9e siècle (817 concile d'Aix au plus tôt; 912 au plus tard). Il est cité dans les différents partages entre les descendants de Charlemagne.

912 Bonmoûtier est cité dans un "diplôme" de Charles-le-Simple roi de Francie occidentale (petit-fils de Charles le Chauve, lui même petit-fils de Charlemagne). Il atteste la présence de moines et non plus de religieuses.

L'évêque de Toul Etienne, de la famille des Folmar de Lunéville (comtes de Lunéville-Metz), y mourut le 20 décembre 995. Mais on l'enterra à Moyenmoûtier. Berthold, originaire de Souabe (?) lui succèda.

1002 : Ulrich de Turquestein, sire de Blâmont, est nommé "voué" (advocatus) de Bonmoûtier par l'évêque de Toul, Berthold, futur fondateur de St Sauveur. Son fils Gérard lui succède ensuite comme avoué de Saint-Sauveur.

2) 1010:fondation de Saint-Sauveur. Transfert de Bonmoûtier "in clivo montis" (sur la pente d'un mont) tout proche. Plus près de Dieu ? Le nouveau monastère conserve le patrimoine foncier de l'ancien Bonmoutier, appartenant à l'évêché de Toul. Mais  Berthold, 36e évêque de Toul, l'auteur de ce transfert et de cette fondation, y ajoute des dons sur son propre patrimoine, que Saint-Sauveur possèdera en propre. Toutefois Saint-sauveur passa au temporel de Metz au cours du 13e siècle(1286), tout en restant dans le spirituel de Toul.

Rappel : 1010, c'est 23 ans après l'avènement de Hugues Capet, sous le règne de son fils Henri Ier le Pieux; c'est 85 ans avant le départ de la 1ere croisade, 56 ans avant la conquête normande de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant, 130 ans avant la fondation de l'abbaye cistercienne voisine, Haute-Seille (sortie de Cirey vers Blamont).

Le monastère de Saint-Sauveur est dit "plus ancien même que le duché de Lorraine" dans un acte notarié du 18e siècle (car fondé en 1010 alors que le premier Duc de la Maison de Lorraine ne l'est qu'en  1047 si l'on excepte la précédente dynastie "ardennaise" des Bar-Verdun).

Il compte une vingtaine de moines.

1019 : mort de Berthold, évêque de Toul, fondateur de St Sauveur et donateur de son patrimoine personnel (ainsi les possessions de St Sauveur seront pour partie indépendantes de l'évêché). Bruno de Dabo-Eguisheim, futur évêque de Toul et pape sous le nom de (St) Leon IX, fit ses études à l'école episcopale deToul du temps où Bertholde en était l'évêque. Berthold est qualifié de "nutritor" (père nourricier) de Léon IX.

1051 : le pape Leon IX, toujours évêque de Toul, serait passé à St Sauveur dans le cadre de ses visites épiscopales (cf: Henri Lepage, statistiques de la Meurthe).

1135-38 : siège de Pierre-Percée par Renaud de Bar et Etienne évêque de Metz, les frêres d'Agnès de Bar, veuve du comte Godefroy de Langenstein, épouse de hermann II de Salm. Edification de fortifications à Damegalle et la Roche des Corbeaux pour ce siège. St Sauveur recevra la chapelle de Pierre-Percée en don d'Agnès.

1138 : l'abbaye reçoit un don considérable de la comtesse Agnès de Bar, veuve du comte de Langenstein (Pierre-Percée), à la mémoire duquel elle fonde des messes perpétuelles ainsi qu'à la mémoire de son fils Guillaume enterré à Saint-Sauveur ou à Raon-lez-leau (vallée de la Plaine, au pied du Donon). Elle donne en particulier toutes les forêts jusqu'au lieu dit Loudamont (="Les deux Donons"?).

Des bornes du 18e siècle ont été retrouvées dans ce secteur. Elles portent la sculpture des 2 "S" de Saint-Sauveur séparées par une crosse abbatiale (voir un futur article du journal "L'essor" de Schirmeck ).

1140 la comtesse Agnès fonde l'abbaye cistercienne de Haute-Seille (sortie de Cirey vers Blâmont) mais est-elle la même que la bienfaitrice de Saint-Sauveur ou bien sa fille dotée du même prénom ? Il est possible que St Sauveur ait servi de nécropole aux Langenstein (Pierre-Percée) correspondant au premier mariage d'Agnès de Bar ( la mère) et que Haute-Seille ait servi aux Salm (2e mariage d'Agnès dont serait issue sa fille, Agnès aussi, désireuse d'honorer ses ancêtres les Salm ). Car dans la charte de fondation de Haute-Seille la comtesse Agnès parle de "ses ancêtres les Salm". Seule la fille pouvait s'exprimer ainsi.

1176 consécration de l'abbaye voisine (et rivale) cistercienne de Haute-Seille par l'évêque de Toul Pierre de Brixey. Un conflit financier et territorial éclate qui entraine l'intervention de l'évêque et de deux abbés voisins. L'abbé de saint-Sauveur est déposé. Vacance de la fonction ?

Entre 1171 et 1188 : les bénédictins sont remplacés par des chanoines réguliers de Saint-Augustin (qui desservent des paroisses).

(Fin 12e siècle : Jean de Haute-Seille écrit le "Roman de Dolopathos").

Les abbayes de Saint-Sauveur et de Haute-Seille ont de nombreux conflits, en général perdus par Saint-Sauveur.

Vers 1250, le moine Richer de Senones écrit sa Chronique de Senones . C'est lui qui donne la date de fondation de Saint-Sauveur en 1010 ainsi que les circonstances.

Il est repris par tous les historiens qui suivront. Notamment Jean de Bayon (14e s!ècle), Jean Ruyr (Saintes Antiquités de la Vôge, 1634 Epinal), Dom Calmet (18e siècle), l'abbé Chatton (1897).

1285 : Le Tournoi de Chauvency, mis en vers par Jacques Bretex, trouvère qui commence son récit au château de Salm (en Vosges) et raconte le tournoi qui réunît toute la chevalerie du grand Est, d'Angleterre, Bourgogne, Belgique actuelle. Manuscrit enluminé conservé à Oxford (enluminures représentant Henri Ier de Blâmont à cheval, ci-dessous, Bodleian Library, Ms Douce) , Reims, Mons et Paris. Il a été mis en musique et en scène par Anne Azéma et la Boston Camérata (CD commercialisé en 2007, Conseil Régional de Lorraine).

Chauvency Henri 1er

L'un des participants, Henri Ier de Blâmont (ici à gauche sur l'image), s'est fait enterré à Saint-Sauveur, et c'est son gisant qui figure au Musée Lorrain de Nancy. Saint-Sauveur est donc le tombeau de l'un des principaux protagonistes ("héros") du tournoi de Chauvency.

 

TOMBEAU HENRI Ier carte  Musée Lorrain compactée

(Photo du Musée Lorrain)

1286 : les possessions de l'abbaye de Saint-Sauveur qui étaient essentiellement sous suzeraineté de l'évêque de Toul passent sous celle de l'évêque de Metz.La cause en est la perte d'une bataille par l'évêque de Toul Conrad Probus face aux troupes de  l'évêque de Metz Bouchard d'Avesne.St Sauveur dépend toujours de Toul au spirituel.                                                              1314 : partage de terres entre l'évêque de metz et le sire de Blâmont : l'évêque garde les forêts de la Sarre au Donon jusqu'à Saussenrupt et le sire de Blâmont reçoit la rive gauche de la Vezouze avec les bans de Bonmoûtier et de st Sauveur.

1324 : le château de Châtillon, construit par henri Ier de Blâmont, devient son alleu, pour s'opposer aux tentaives d'expansion des seigneurs de Turquestein. 

1331 : mort de Henri Ier de Blâmont. Sa femme, Cunégonde de Linange, héritière de l'illustre famille des Dabo, est décédée avant lui et représentée sur le même monument, à Saint-Sauveur.

détail visages  gisant compacté

 (Musée Lorrain)

 

 

1344 : l'évêque de Metz, Adhémar de Monteil, abandonne au Duc Raoul de Lorraine ses possessions issues du partage de 1314 : Bertrimont (= Petitmont), Cirey, St Quirin, Hattigny, Niederhoff, Bonmoûtier .

1350 :  le château de Turquestein passe au sire de Blâmont, Thiébaut, en récompense de son soutien à l'évêque de Metz.

 1470 : incendie accidentel qui détruit le monastère et fond les 7 cloches de la tour.

Reconstruction au début du 16e siècle avec le soutien financier de l'évêché de Metz de qui dépend le monastère au temporel depuis le 13e siècle. Les deux manuscrits de la fin du XVe siècle conservés à la BM de Nancy, appartenant aux chanoines de Domêvre en 1722, sont sans doute les seuls vestiges de la bibliothèque de cette époque.

 

enluminure L'Annonciation compactée

                 (Ms BM de Nancy)

 

 

 

 

Le premier est un Livre d'Heures (Notre-Dame de Pitié), l'autre un petit recueil de recettes médicinales en Latin et en Français. Tous deux écrits en lettres gothiques, le premier est orné de miniatures peintes très colorées illustrant des scènes religieuses (le roi David et sa lyre, Rêve d'Auguste, Annonciation, Nativité, fuite en Egypte sur fond de paysage "vosgien", Crucifixion...).

1525 : destruction, pillage et incendie du monastère lors de la "Guerre des Rustauds" venus semble-t-il d'Alsace et d'Allemagne : révolte paysanne politique et religieuse inspirée par la Réforme protestante. La destruction de Saint-Sauveur, comme monastère catholique et comme seigneurie féodale, serait l'une des preuves du passage des révoltés sur le versant Ouest des Vosges avant l'intervention armée du Duc Antoine de Lorraine et du Duc de Guise son frêre. Les Rustauds seront massacrés à Saverne et à Lupstein.

 

 

1559 : date figurant sur la clef de voûte centrale de l'église. Il s'agit de la dernière reconstruction, qui correspond à l'année de la majorité légale et du mariage du Duc Charles III de Lorraine à Notre-Dame de Paris avec Claude de France(Valois), fille du roi Henri II et de catherine de Médicis. Union chantée par Ronsard. Le roi Henri II meurt la même année, lors d'une joute. 

1569 : dernière destruction du monastère de Saint-Sauveur, due au passage des troupes protestantes allemandes qui rejoignaient leurs alliés en France en ravageant la Lorraine catholique semble-t-il, mais le rôle du comte de Salm  passé au protestantisme  (il était apparenté à l'amiral de Colligny par mariage) et "domicilié" à Badonviller, reste à préciser. C'est en tous cas aux Guerres de Religion qu'on doit la fin du monastère de Saint-Sauveur.

3) 1570:transfert de l'abbaye à Domêvre-sur-Vezouze, qui appartenait aux chanoines de Saint-Sauveur. Lettre patente du Duc Charles III et autorisation de Chrétienne de Danemark, sa mère (nièce de Charles Quint) dont le douaire était fixé à Blâmont. L'abbaye est désormais appelée de "Saint-Sauveur-Domêvre". Les raisons du transfert semblent davantage porter sur le coût du transport des matériaux en haut du plateau de Saint-Sauveur et éventuellement au climat, qu'à des raisons de protection militaire qu'auraient apporté les proches remparts de Blâmont, car le nouveau monastère de Domêvre n'a pas tardé à être détruit lui aussi.

1587 : destruction de l'abbaye de Domêvre (par les troupes du Duc de Bouillon ?).

*

1608 : l'abbé de Saint-Sauveur est absent dans les gravures des cérémonies de la pompe funèbre du Duc Charles III à Nancy. La plupart des autres abbés de Lorraine et Barrois y sont représentés. La raison de cette absenc reste inconnue... 

Vers 1625, Domêvre adhère à  la Congrégation de Notre Sauveur sous le patronage de  Pierre Fourier..

1638 : les archives de l'abbaye mises à l'abri des remparts de Blâmont périssent dans le siège et la chute de la ville.

1640 : seule description des ruines de Saint-Sauveur dans un registre fiscal manuscrit et relié dans une partition musicale ancienne d'écriture gothique.  Cloître au Levant, dortoire, caves, batiments agricoles...

1674 : dernière reconstruction à Domêvre et période faste sous le règne des Ducs Léopold (qui se rend à l'abbaye avec sa cour) et Stanislas.

1698 et 1748 : procès entre l'abbé de St Sauveur-Domêvre et la marquis du Châtelet puis le prince de Beauvau à propos de forêts près du Donon. Pose de 12 bornes encore visibles, portant d'un côté les initiales DC (Du Chatellet) et de l'autre les deux "S" de St Sauveur (comme sur la clef de voute du choeur) autour d'une crosse abbatiale.

1731 : fêtes somptueuses à l'abbaye de Domèvre de la béatification de Pierre Fourier, fondateur de la Congrégation de Notre Sauveur. L'abbé prétend à la juridiction quasi-épiscopale.

1746 : l'abbaye de Domèvre devient la maison cheftaine de la Congrégation et le lieu des réunions de la Congrégation  .

Suppression du monastère à la Révolution (1790). Ses biens sont vendus comme biens nationaux et deviennent privés jusqu'aujourd'hui.

 

gravure gisant palais ducal

 

1854 : don du gisant de Henri Ier de Blâmont et de Cunégonde de Linange au Musée Lorrain de Nancy, par le Maire de Saint-Sauveur, Mr Thirion.

1867 ? projet de construction du clocher contre le choeur sans nef. Photo sans clocher (à dater).

 

ABBAYE SANS CLOCHER

 

 

 

1897 : Publication de l'ouvrage de référence de l'Abbé Chatton sur l'abbaye de Saint-Sauveur (1010-1789).

 Canonisation de Pierre Fourier, chef de la congrégation de Notre Sauveur.

1914-15 : destructions dans le village mais pas de l'église. Les cloches sont volées en 1917.

 

Baptême des cloches 08101922

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1922 : bénédiction des (3) nouvelles cloches.

1947 : l'église menace ruine. Elle est fermée.

 

 

1954 : restauration de l'église dans l'état actuel.

*

1969 : célébration du quadri-centenaire du départ des moines (chanoines) à Domêvre.

 

 

célébration 400e anniversaire du départ des moines

 

 

 

 

 

 

2010 : Millénaire de la fondation de Saint-Sauveur !

15 mars : fête mariale de l'Annonciation, installation du Saint-Sacrement pour toute l'année du millénaire, cierge du jubilé 2010,  bénédiction de la nouvelle porte de l'église.

4, 5, 6 mai : visites guidées du château de Blâmont en lien avec le Millénaire de Saint-Sauveur par 200 enfants des écoles élémentaires du canton de Cirey et de Walscheid : 200 dessins d'enfants !

 29 mai : Inauguration à 11h sur la place du village décorée de bouquets de genets et de l'arbre de mai avec élus et officiels et ouverture pour 4 mois de l'exposition historique dans la salle des fêtes rénovées.

Concert inaugural, trompette et orgue, en l'église de Val-et-Châtillon (ancien Bonmoutier).

Exposition des dessins d'enfants sur le millénaire.

Pique-nique puis volée de cloches du Val pour la montée  des marcheurs à Saint-Sauveur. Montée aux flambeaux et arrivée à Saint-Sauveur avec carillon des cloches.

Concert de musique traditionnelle et folk dans l'église (cornemuses...) à la lueur des bougies. Moment magique !  

Redescente sur la place en musique et bal folk (les "Jumelles à Dédé").

30 mai : marche des bornes de l'abbaye du pied du Donon (La Charaille) à Saint-Sauveur. Arrivée vers 16h.

Messe épiscopal du Millénaire : célébrée par monseigneur Papin évêque de Nancy et de Toul dans l'ancienne abbatiale prolongée de chapiteaux avec retransmission sur écran TV exterieur.

Concert de Musaïk'harmonie sous l'auvent du village. 

19 juin : concert grégorien de la Scola metensis en l'église de Saint-Sauveur.

13 juillet : concert de chant lyrique  (opéra et operette)en l'église de Petitmont par 4 solistes de l'opéra de Nancy.

6 août : concert d'orgue en l'église de Cirey puis dîner et concert baroque dans la salle des fêtes de Cirey.

21 août : banquet médiéval à Saint-Sauveur et feu d'artifice : 1000 ans !

22 août : fête médiévale.

29 et 30 mai : colloque universitaire à Cirey, Saint-Sauveur et Blâmont par le CRULH. Sortie du numéro spécial des Annales de l'Est sur le Millénaire de Saint-Sauveur.

Concert final : 200 choristes amateurs et 40 musiciens de l'orchestre philharmonique des Vosges du Nord. En l'église de Cirey/Vezouze.   Apothéose ! 

 

 

ange millénaire compacté

(Musées nationaux)

 

 

 

 

12:50 Écrit par Eric dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

14/03/2009

Le nom de Saint-Sauveur "en Vosges"

Et d'abord, qui est ce Saint Sauveur, nous demande-t-on parfois, comme s'il s'agissait d'un simle prénom. Bien sûr, le Sauveur est le Christ lui même, c'est à dire Dieu en personne considéré comme le sauveur des Hommes ("sauveur" est sa fonction, non son nom et "Saint" marque sa nature divine). D'où le blason, imaginé à partir d'un ancien sceau de cire, représentant Dieu le Père sous l'apparence d' un pape assis sur un trône, portant la triple couronne (tiare) sur la tête, la Bible dans une main tandis que de l'autre main Il bénît au milieu d'un ciel bleu étoilé. L'abbaye était consacrée à Notre-Dame de Saint-Sauveur et certains sceaux montraient aussi une Vierge à l'Enfant.

L'intérieur de l'église contient d'ailleurs une statue de la Vierge, assez abîmée mais qui daterait du 14e siècle, représentée debout portant l'enfant Jésus,

Vierge vue de gauche compressée

 ainsi qu'un bas relief du XVe siècle représentant l'adoration des Mages devant la Vierge et l'Enfant. Toutefois, le nom du village n'a pas gardé la référence à la Vierge mais au Sauveur lui même. Les variations du nom de Saint-Sauveur à travers l'Histoire lui donnent parfois la saveur des contrées méridionales, du Massif central ou du Périgord : Saint Sauvour en Voge (1282), Saint-Salvour-en-voige (1309), Saint Salvour(1314), Saint Saulveur en Vosges (1600) ou en voge ou en vosge... Qu'on l'orthographie Vôge ou vosges (la distinction actuelle entre plaine et montagne n'avait pas cours à l'époque) l'appellation date du Moyen-Age et n'a rien à voir avec une initiative touristique moderne comme dans Saint-Dié-des-Vosges. En effet, le testament qu'on a conservé de Cunégonde de Linange, qui a demandé au début du 14e siècle à être enterrée dans l'abbaye, stipule bien : " Je eslis  ma sépulture en "l'abbaye de Saint-Saulveur con dit en vosge"(sic). D'ailleurs les Saint-Sauveur sont si nombreux en France (il y aurait une association à créer entre les Saint-Sauveurs de France et d'ailleurs, comme, par exemple, au Canada...) qu'il fallait bien spécifier duquel on parlait. La notion géographique de Vosge(s) ne semble pas avoir toujours été définie si strictement qu'aujourd'hui et il faut rappeler que la création des départements date seulement de 1790 ou 91. L'appartenance du secteur de Saint-Sauveur à la Lorraine ou à l'Alsace n'a pas du être si claire non plus : la famille ducale de lorraine descend de Gérard "d'Alsace" et l'on explique cette appellation par la possession de Bitche, en Alsace "bossue" (Moselle Est), mais l'historien Louis Schaudel rattache cette famille au château de Turquestein, proche de Saint-Sauveur ( à vol d'oiseau), où résidaient les 1ers voués (seigneurs protecteurs laïcs) de Saint-Sauveur. Ce qui nous situerait en "Alsace". La notion intermédiaire, oubliée, de Westrich (qui serait le pendant à l'Ouest de ce qu'est l'Autriche (Oestereich) à l'Est), donne un nom et une existence propre à cet "entre deux" entre Lorraine et Alsace : elle rassemble les territoires de la Lorraine germanophone (et son mode de vie, son architecture propre) élargis jusqu'à Senones, principauté "germanique" (mais non germanophone) qui en serait la pointe Sud... en incluant Saint-Sauveur au passage. La forme des blasons sculptés sur les clefs de voûte de l'église de Saint-Sauveur est d'ailleurs de style germanique et les noms des premiers chanoines connus sont pour moitié d'influence germanique aussi. Nous étions sans doute en zone culturellement intermédiaire. Des récits de voyageurs du 16e siècle confirment qu'on ne voyait apparaître la mode vestimentaire à la française qu'en sortant de Badonviller vers Nancy et pas avant. Pour finir sur ce sujet, l'auteur Erckmann-Chatrian, a rattaché Saint-Sauveur à cet univers à demi-alsacien ou "mosellan" en le citant dans son roman "L'Invasion ou le fou Yégof " parmi une succession de villages de montagne énumérés depuis Phalsbourg. Il est vrai qu'avant l'annexion(1870), Saint-Sauveur était rattaché au canton de Lorquin et à l'arrondissement de Sarrebourg actuellement en Moselle. Il faut également rappeler que la femme du Maire de Saint-Sauveur de l'époque née Chatrian était tante d'Alexandre Chatrian (l'un des deux romanciers unifiés sous un même nom de plume). Alors, Alsace, Lorraine, Vosges, Moselle ? Il suffit de regarder la carte pour voir Saint-Sauveur au point de rencontre de toutes ces entités (identités ?). Si la Meurthe-et-Moselle peut par sa forme bizarre être comparée à un canard dont la tête est à Longwy, le cou à Pont-à-Mousson, le corps à Lunéville, il est clair que Saint-Sauveur et les villages voisins sont dans la pointe de la queue du canard, qui touche au Donon, et que le plumage est vert comme les forêts des Vosges.

 

 

18:47 Écrit par Eric dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les Amis de l'abbaye de Saint-Sauveur

L'association créée début février 2009, aura pour but de concevoir, organiser et réaliser les festivités du Millénaire de St Sauveur durant toute cette année et l'année prochaine. Les préparations occuperont tout 2009. Elle compte pour le moment une quarantaine de membres dont beaucoup ne sont pas du village. Toutes les bonnes volontés sont bienvenues, d'où qu'elles viennent. Le millénaire de St Sauveur ne doit pas se limiter au seul village : l'histoire nous relie à de nombreux lieux voisins ou plus éloignés. Il faut célébrer ces liens et mettre en valeur la cohérence (largement oubliée) de ce territoire depuis de nombreuses années. Plus largement encore, une fois le millénaire passé, l'association envisage de se consacrer à la mise en valeur du patrimoine historique ou artistique du secteur, au delà du seul St Sauveur, qui ne serait qu'un point de départ. L'histoire relie St Sauveur à : Val-et-Châtillon (ancien Bonmoûtier), à Domêvre-sur-Vezouze, à Blâmont et Salm (Vosges et Vielsalm), à Turquestein, à Linange/Dabo, à Chauvency, à Pierre-Percée, Raon-les-leau, Cirey, Badonviller, Harbouey, Barbas, Burthecout-aux-chênes, Lupcourt... sans parler des Trois Abbayes de Senones, Moyenmoutier et Etival, qui formaient avec Saint-Dié et Saint-Sauveur (Bonmoûtier) la " Croix monastique des Vosges". C'est à ce titre que nous sommes en rapport avec le festival de Musique des Trois Abbayes et l'Office du Tourisme de Senones, l'école de Musique de Senones, les chorales de Walscheid, Abreschviller-St Quirin, Baccarat, Blâmont, Badonviller, Raon-l'Etape, Senones...l'université de Nancy II, le musée lorrain de Nancy, les archives de Meurthe-et-Moselle, l'Inventaire Régional du patrimoine culturel. D'autres liens sont à développer : association "Clef de voûte" du château de Blâmont, association "les veilleurs du château de Salm", etc... Si j'en ai oublié, n'hésitez pas à vous signaler !

17:34 Écrit par Eric dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

25/06/2008

Présentation

Saint-Sauveur est situé en Meurthe-et-Moselle (54), dans l'arrondissement de Lunéville, canton de Cirey-sur-vezouze. Il est très proche à la fois des Vosges, de la Moselle et de l'Alsace (par le Donon). Il est perché à 440m d'altitude, dans le massif géologique et forestier des Vosges. A vol d'oiseau, c'est le dernier village de Lorraine avant l'Alsace. Il est situé à peu près à mi-chemin entre Nancy et Strasbourg (85 km). C'est une sorte de "bout du monde". La faune sauvage s'y rencontre quotidiennement. Au Moyen Age, il s'appelait "Saint-Sauveur en Vosge" (Sancti Salvatoris in Vosago) .
Les habitants sont une petite cinquantaine en comptant les résidents secondaires. Par son site naturel, Saint-Sauveur est un village perché et ses maisons ne sont pas alignées comme dans le village lorrain "type".
Bombardé et incendié en 1914-15, le village a malgré tout l'église la plus ancienne du secteur. Elle est en grès rose et ses sculptures sont gothiques. Ses parties les plus anciennes sont du 13e siècle (chapiteaux) et la clef de voûte porte la date de restauration de 1559, donc en pleine Renaissance. C'est l'année du mariage et de la majorité légale du Duc Charles III de Lorraine et aussi celle de la mort du roi de France Henri II en tournoi. Les guerres de Religion ont détruit l'abbaye fondée en 1010 et la nef a disparu. Le choeur seul a survécu. Un clocher a été plaqué à ce choeur à la fin du 19e siècle. Ce qui donne à l'église son aspect particulier.
Le Musée Lorrain de Nancy a reçu en 1854 un gisant de chevalier avec sa Dame qui provient de l'ancienne abbaye de St Sauveur.

Gisant St Sauveur(les visages)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le maire de l'époque, Mr THIRION, marié à la tante du romancier Alexandre Chatrian (Erckmann-Chatrian), est l'auteur de ce don.
Ce gisant est le plus ancien et sans doute le plus beau du Musée Lorrain. On peut le voir aujourd'hui dans l'allée centrale de l'église des Cordeliers, à côté du Palais ducal.Il date du 14e siècle et représenterait Henri Ier de Blâmont (+ 1331) et Cunégonde de Linange, héritière des Comtes de Dabo. Cet Henri de Blâmont, issu des comtes de Salm, sénéchal de Lorraine, a fait édifier la Tour de voués de Baccarat et l'enceinte du bourg de Blâmont. Il a participé au célèbre "Tournoi de Chauvency"(1285), mis en vers par Jacques Bretex (voir le magnifique site internet de Dominique Henriot-Walzer), qui débute au château de Salm (en Vosges). Sa mère avait épousé en second mariage le frère du comte de Chiny qui organisait ce fameux tournoi près de Montmédy. Il était donc en visite chez son beau-père. L'un des manuscrits de ce Tournoi est conservé à Oxford. Une enluminure représente une joute avec Henri de Blâmont, à mettre en rapport avec la statue du gisant de Nancy. La comtesse Agnès de Langenstein (Pierre-Percée) a fait don à l'abbaye de St Sauveur en 1138 de toutes les forêts jusqu'au Donon.
En 1140, elle fonde l'abbaye, proche et rivale, de Haute-Seille (cistercienne), où sera rédigé par le moine Jean de Haute-Seille le "Dolopathos ou le roi et les sept sages" vers 1190 sur une trame rappelant les contes orientaux. Traduit en Français ("roman") trente ans plus tard par Herbert.
L'essentiel de ce que l'on connait de l'histoire de l'abbaye de St Sauveur vient toutefois de la chronique du moine Richer de Senones (13e siècle).
Jean Ruyr le reprend en 1634 et dessine la Sainte Croix des Vosges censée relier entre eux les cinq monastères vosgiens fondés au 7e siècle dans ce secteur. Cette croix fait de St Sauveur la "soeur" d'Etival, Moyenmoûtier, Senones et St Dié. Il faut donc bien parler des cinq monastères et non pas seulement des "Trois abbayes" signalées sur les panneaux routiers.
1010 correspond au transfert à Saint-Sauveur du 1er monastère de Bonmoûtier ( couvent initialement féminin fondé au 7e siècle, qui a donné naissance à Val-et-Châtillon, qui n'a pris son nom actuel qu'en 1859).

22:52 Écrit par Eric dans Général | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

23/06/2008

Ouverture des festivités !

ABBAYE ST SAUVEUR 0206 017

Le village de Saint-Sauveur (Lorraine française adossée à l'Alsace) a été fondé en 1010 sur les premiers contreforts du massif vosgien (Piémont vosgien de Meurthe-et-moselle). Une abbaye bénédictine est à son origine. Il ne reste que le choeur gothique au milieu des prés, actuelle église paroissiale.En 2010, nous fêterons le millénaire. De toutes les façons possibles. Le programme est ouvert. Une association a été créée. Les bonnes volontés sont appelées....

eglise sur prairie vus dos compactée

21:28 Écrit par Eric dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |